Classe de 5°, calcul numérique, leçon 1 :
Mener un calcul
Ce premier chapitre, très riche, donc pas facile à assimiler par les élèves, est dune importance primordiale car il est la base des réflexes calculatoires quils doivent acquérir pour poursuivre leur étude des mathématiques et autres disciplines scientifiques. En effet, il arrive fréquemment que des élèves de 4ième, 3ième , ou même de lycée butent sur les notions nouvelles quon leur enseigne parce quils nont pas la maîtrise des priorités opératoires. Cest pourquoi jinsiste énormément dessus, jy passe beaucoup de temps, jai des consignes de présentation très strictes, et je pose régulièrement dans chaque devoir surveillé de lannée un ou deux calcul à priorités à conduire.
Jai fait le choix de ne pas introduire décritures fractionnaires, ni de règles de distributivité dans cette première leçon, afin de travailler sur lessentiel : respect des parenthèses et des priorités opératoires.
Les élèves ont besoin de beaucoup dentraînement pour parvenir à prendre en compte et à maîtriser peu à peu toutes ces règles.
I- Rôle des parenthèses, consignes de présentation.
Règle : Dans un calcul, on effectue dabord les opérations dans les parenthèses.
Exemple : Calculer le nombre A, A = ( 6 + 4 ) ( 3 + 2 ).
Je prends soin, dans la consigne, de spécifier que A est un nombre. Il peut être utile de le faire remarquer souvent car les élèves ont tendance à confondre le nombre A avec un numéro dexercice.

Consignes de présentation dun calcul :
1- Donner un nom (une lettre en général) au nombre que vous calculez
2- Ne mettre quun signe = par ligne
3- Aligner les signes = les uns en dessous des autres
4- Indiquer le résultat dune opération juste en-dessous du signe de lopération
(Dans lexemple, on a mis le 10 en-dessous du + de 6+4)
5- Faire bien figurer toutes les étapes du calcul en noubliant pas de recopier ce qui nest pas calculé.
Ces exigences de présentation présentent plusieurs intérêts :
1 La clarté dune telle présentation permet à lélève comme au professeur qui corrige de sy retrouver facilement dans les calculs. (Correction rapide de copies uniformes)
2 Pallier à lerreur classique du 6 + 4 3 + 2 = 10 - 3 = 7 + 2 = 9 (voir II) qui correspond à ce que lélève taperait sur sa calculatrice, qui donne le bon résultat, mais qui est mathématiquement faux.
Autres exemples : Calculer les nombres B, C et D


Prendre soin, comme dans le C, de choisir une expression qui ne donnerait pas le même résultat si on oubliait la règle opératoire, afin que les élèves se rendent tout de suite compte du caractère indispensable de la règle. Par exemple, dans C = 51 + ( 20 3 ), lintérêt de la parenthèse naurait pas été mis en valeur.

II- Suites dadditions et de soustractions.
Règle : Dans un calcul sans parenthèses formé uniquement dadditions et de soustractions, les opérations seffectuent de gauche à droite.
Remarque : Quand nous étudierons les nombres relatifs, on vous apprendra dautres méthodes.
Exemples : Calculer les nombres E, F et G.


Remarque : Les élèves ont souvent du mal à effectuer de tête des divisions, même triviales. Un rappel sur le rapport multiplication/division peut être utile.
III Priorités opératoires ( ou parenthèses invisibles )
Règle : Dans un calcul sans parenthèses, les multiplications et les divisions sont effectuées en priorité sur les additions et les soustractions.
Remarque : Cest comme sil y avait des parenthèses invisibles autour des multiplications et des soustractions.
IV Attention, on mélange tout !
Voici quelques calculs dans lesquels il faut faire attention à toutes les règles opératoires étudiées dans les paragraphes précédents.
Calculer les nombres L, M, N et O.
